-Aménia-

-Aménia-






Il est un endroit ou se croisent sur les autoroutes désertes des sans patries ; les veines asséchées, et les pauvres condamnés. Marche sur les dalles empiriques, des fausses notes, et des fous, la mascarade est à toi. Ne l'oublie pas. Met ton masque et deviens roi.























# Posté le samedi 06 juin 2009 17:18

Modifié le samedi 13 juin 2009 14:50

Mort Artificielle

Ouvert, le couteau planté aux entrailles de la chair. Cris d'amer au désert, brûlant, le cerveau gît à terre.
Entre les combats des hallucinations et venin d'horizon; Fakir embrase la chair. Est-ce le crime? Le crime parfait? Trainant l'usure à l'asphalte cramer, déchiré, écartelé à nue contre la citée. Les lumières dansent, rassemblent le mirage, le crachas de la rage, une étoile scintille, déchirée, éveillée; à la fin des soirées. Est-ce un si grand crime?
Alors danse Élise sur les contoirs trop plein,
Chaviré, écartelés, défoncés,
Danse Élise à la fin des ivrognes, le billet au firmament,
Défoncés, écartelés
Élise s'élance, élance toi Élise! A travers la chair, l'entaille au c½ur, à l'amer, on vivra Saint, pendue à ton sein, on vivra saint...
Le sang entre gyrophares scintillent dans le noir, les chairs dénudés s'entrelacent à la mort. Ouai l'amour c'est la mort, ouai l'amour c'est la mort.
Est-ce le crime parfait?
Pendue à ton sein noyé dans l'interdit, bourrés, écorchés, déchirés sur les parvis de la méga citée. La craie des Orages saignant les lèvres empoisonnées. Seul, le mouton déchiré, écartelé gisant avec le c½ur sur le trottoir des morts. Est-ce Le crime parfait? Il ne brille pas, lui?
Artificiel à l'abstrait c'est l'idéal qui nous crame,
Abstrait d'artificiel c'est l'aurore qui nous pend.
Ouai tu dansais bien Élise, aller danse encore Élise!
Déchiré, écartelé
Défoncé, étalé
C'est le plus beau crime.
Ouai prend moi Élise, l'amour c'est la mort, ouai prend moi Elise, en route vers le paradis!
Ma chair te prie à l'insomnie ouai pour le paradis, toi c'est l'idéal, le saphir à l'âme, chacun son cran, à son rang des interdits.
Artificiel c'est la guerre des idéaux!
Idéal à idéaux, artificiel c'est rien qu'une baise pour le taux, crié dans l'incendie, dans la suie, le combat, interdit, et le crime anéantis, pour une baise là haut...






A écouter : Noir désir




# Posté le mardi 09 juin 2009 07:56

Modifié le lundi 22 juin 2009 17:35

Anorexie de la pensée

Faux cul. Triste de toi. Assemblée comme des moutons dans la coure des dynasties, à chanter la liberté des vieux que tu crame par la même de ta désinvolte ironie. Triste Jeunesse. Alors tu cherches sans questions ta triste route, en suivant les pas de tes congénères comme l'animal bête à la recherche d'un étalage de bouffe qui cranera sa pauvre et bien triste beauté. Tu penses? Je me demande si parfois tu n'est pas làs de bouffer cette merde que l'on te donne au matin, ou à la journée, éducation désorienté, te crois tu, toi même?
L'anorexie de la pensée? Je suis jeune et je ne vote pas. J'ai pas le temps. Moi, moi, moi. Moi j'ai un bac à réviser, des potes avec qui tchater, une nana a baisé ; ça vaut bien 60 ans de paix , ça c'est certifié, le papier blanc c'est mon avenir! Petit con. Futur gouverneur, flingueur de moral tu baiseras sur la tombe de tes frères connard.
Mais c'est la lutte, faut choisir son camps. L'obscur ou la lumière? Le bon pensant ou l'immoral route des sans patries, marginal, contre courant. J'y comprends rien. Jeunesse prostituée, affamé par le paradis, le billet en récompense de l'effort, vanité, publicité, immoralité. Valeurs de merde. Contre trois bouts d'éphémère tu vendrais ton nom, ton histoire, ton devoir de mémoire? Faut choisir un camps alors? Si l'utopie est morte c'est que ton business ne colle pas. Pauvre conne. Étalé sur les marchés du net, de la chair, de la compétition, qui veut gagner des millions? Je me prostitue à 16 ans pour devenir le meilleur, flingue le concurrent, faut que Monsieur soit fière de ma prestation. Je me fait pute contre rien, pour l'avenir de mon baccalauréat. Réduit en pièce de viande qu'on mâche, ou qu'on tranche à bon gré. Saigne, saigne. T'es plus qu'un tas de chair, dis? Tu ne penses déjà plus, à 16 ans? Le roi que tu blâme mais que ton ininterêt gâte s'enrichit par ta défaillante morale sur la non pensée du futur empire. Chienne de vie. J'y crois pas. Et dieu dans tout ça? Je crois qu'il à dut se tirer depuis le temps. Ou se flinguer. Peut importe. Putain, ironie de ton sort on t'appelle le pays des droits de l'homme. Et c'est vrai, que tu es riche, bon vieux pays. Plein de rêve, et de gloire d'avenir. Le pays des quoi? des droits de l'homme? Mon cul! Génocide de mémoire, c'est le peuple qui te crève pays!
La démocratie c'est exprimer par le vote. Tu ne vote pas. Tu laisses les autres, les autres, ouai les autres gouverner à ta place. Ne te plains plus. Dès lors, ne te plains plus.
Le dollar. L'appât du gain. Regarde! Tu vois bien, ça ne mène à rien. C'est toi l'avenir, eux c'est rien. C'est rien. On veut de nouvelle bourse, et plein de trader! Ouai, plein, plein aux as, et des mafieux, et des corrompus! On veut les voir à la télé, manger leur merde, on veut des politiques sans programme! On veut les voir dans voici, avec leur jolie copine, leur jolie bagnole, et leur putains de conte en banque.
Ouai c'est eux les marchands, le fouet à la main, mais je suis perdue à savoir qui préfère son job. Le bourreau, le berger, ou le troupeau?
Jeunesse de Sado. Ça nous plait. Ça oui, quand ça gicle, quand ça pète partout, quand un flic se fait mitraillé, quand Jennifer pleur parce que son mec à baisé sa s½ur. Hollywood, Fast-food, botox, érection surdimensionnée, peuple siliconé! Ça nous fait bander. Le capitalisme c'est pas bien, c'est le frère qui l'a dit, "Maman j'veux un scooter, un Mac Beau Gosse avec des frites et une nouvelle télé!" !
La sagesse française est une étrange tache abstraite qui, bien qu'éclatente, dégouline de son propre sang. L'enfer c'est les autres. Vendeur de pucelle. Capitalisme, empirisme, libéralisme, de quoi? de qui? On est triste à mourir. Le grenier est plein petit roi, ou allons nous donc jeter ce surplus? Il faut sauver nos gros! Le sur poids, la sur-production, la sur-consommation. Faux sauver nos anorexique! Le frère qui crève la dalle, tiré lui une balle, ça coute moins cher...ça coute moins cher...
Tu vois, même l'écriture, même moche, enfin l'écriture d'un petit con comme moi s'y met. Achète connard, achète! Travail consomme et crève?
Manquerais plus que l'écologie et je deviendrais un vrai mouton, pauvre blaireau en rut cherchant l'abstrait des idéaux. Anxio, matraque, réak, coc', exta, la vie des sans patries.
Si tu n'arrive plus a pleuré, prend donc une dose de vie.
Bois de la pisse, ça passera,
Ou crève l'ulcère, et le cancer de l'audimat, et tu comprendras.



Musique : Sid vicious le grand



# Posté le mardi 09 juin 2009 08:12

Modifié le lundi 22 juin 2009 17:37

L'étoile hallucinée

Je me souviens encore de son sourire, celui qui perce le temps et redonne aux lèvres le plaisir de s'étirer vers l'infinie. Ouai, je me souviens bien de ces lèvres. Tracées dans l'ambre, ça change du béton. Je me souviens de tout. Ces deux bout de chairs, innocents, perdue dans la beauté exaspéré de sa danseuse de l'est; ce genre de cadeaux d'un tout puissant, ou d'un sans rien pour lesquels des hommes se seraient tués. Pour s'unir à elles, y mourir, s'y cogner, s'y échouer. Putain.
Je me souviens de sa voix aussi, on dirait un gamin, putain, dès que j'en parle je suis un autre, jamais lassé de l'entendre rire, j'aimais la décortiquer, y entendre et savourer chaque notes, chaque son. Une mélodie fabuleuse, une histoire aux couplets extraordinaire, du tango à la valse, au rock dévastateur.
Je me souviens de tout, oui. Et je crois que je suis le seul. Le temps rattrape le penseur autant qu'il ne peut s'échouer sur les rives ou le temps ne fait plus qu'attendre de temps en temps, que le temps se finisse en prévoyant qu'il n'y aura jamais plus de génocide, au printemps.
A garder le secret qu'un jour, oui, une autre perça le c½ur de pierre et me tua. Moi l'inconsolable soldat, le troubadour au c½ur de pierre. Putain.

J'aurais tracé la route des sans patrie, en auto route sacrée, ouai pour son sourire
J'aurais battis, mené et appris l'orchestre des bonheurs, pour que sa voix ne s'arrête jamais de vibrer
J'aurais été la musique, infinie, des horizons, si elle voulait danser,
J'aurais été la sagesse, lorsqu'elle aurait voulus mourir
J'aurais été la vie, lorsqu'elle allait vieillir...

J'ai le coeur qui crame, qui se crache et s'arrache de mon corps, ce pauvre et mal famé coeur. Coeur. C'est laid. J'aimerais qu'ils le sachent. Mais je continue le jeu du fou, du faux, du semblant, en parlant, d'inconnue, mécréant, imposture, sans limite, impossible, a la chute; et de l'incroyable dévotion à la solitude. L'amie fidèle des sans patries. Pute.

J'aurais pourtant bien cédé ma place de clandestin, et d'écorché; pour son putain de châtain.






Musique : Brassens le moustachu poétique





# Posté le mercredi 10 juin 2009 17:18

Modifié le lundi 22 juin 2009 17:44

Traqués les loups

Vibrer à la fin des raisons, puis renaître pour un rien,
Reconnaitre l'âge, et sa moisson, puis renaitre pour leur bien
Les démons trainent, s'accroche toujours plus,
Pour un rien, pour leur bien.
Pas de répits, que la guerre,
Pas de trêve, je suis perdue dans le désert
Aide moi je t'en supplie
Pas de répits, pas d'entracte,
C'est finie le temps des Romantiques
C'est toujours la guerre, bienvenue dans la réalité.
Sentir la fin d'un peuple, consommer, l'argent, les devoirs de libertés,
Engagé, à rien, ou à la désinvolture, les religions, les anges, les maîtres,
Ceux qui vomissent sur les toiles et les chansons, fusillés les loups.
C'est si fort que ça un démon?
Ça ne s'oublie pas, dis?
Aide moi je t'en supplie
Pourquoi traqués les loups?
Je ne mords plus, pourtant, je crois.
Richesse, tendresse, prouesse, liesse, c'est la fin du dollar
Capitalisme oblige, charge le faux, met ton masque, et vie dans le noir,
Mascarade, éminence, et les rois qui mitraillent
Faut traqués les loups,
Ouai ils traquent toujours les loups.
Tout ce qui nous entourent s'effondre, c'est la fin?
Ce qui colle a notre peau, les vélures, les brûlures, les dorures, les déchirures,
Ceux qui collent au cerveau, les mines, les piqures, les rainures,
Le sang est l'or de ces loups
Faites le couler
Faites le couler
On trouvera bien un notre sentier, ou les pommés prendront le maquis
Faut traquer les loups,
Pourquoi traquer les loups?
Aide moi je t'en supplie
Mon cerveau n'est plus qu'un vaste champs de mine
Arrêter sur les chemins, ou les moutons craignent d'être dévorer,
Drainer, sans pitié, à la chair, et l'artifice
Les anges sont des démons
Je suis le faible, le menteur, qui n'a plus de sang dans ses veines,
Pompé, déversé sur les trottoirs de la ville,
Aide moi je t'en supplie,
C'est déjà la fin?
Faut pas traquer les loups,
Je t'en supplie
Faut pas les traquer.



Musique : The doors



# Posté le jeudi 11 juin 2009 10:39

Modifié le lundi 22 juin 2009 17:45